Foire aux questions
Des réponses claires en droit du travail, droit des affaires, droit de l'immigration et médiation, en Ontario et au Québec — organisées selon les questions qu'on nous pose vraiment. Chaque situation est différente : utilisez ceci comme point de départ, et parlez-nous avant d'agir.
Des conseils pour les particuliers qui font face à un congédiement, du harcèlement, des contrats et une indemnité de départ au Québec et en Ontario.
Plus que ce que votre employeur vous dit, probablement. Vous avez droit à un préavis ou à un paiement en lieu, et dans la plupart des cas, c'est juste le plancher, pas le plafond.
En Ontario, la Loi de 2000 sur les normes d'emploi établit un minimum légal (jusqu'à 8 semaines), mais la plupart des employés ont aussi droit à un préavis raisonnable en common law de plus, et ce délai peut être beaucoup plus élevé.
Au Québec, la Loi sur les normes du travail fixe le minimum, et le Code civil du Québec vous donne droit à un préavis raisonnable en fonction de votre poste, de votre ancienneté de service et de votre âge. Si vous avez 2 ans ou plus de service continu, vous pourriez aussi contester un congédiement effectué sans motif valable et suffisant devant le Tribunal administratif du travail.
La première offre de votre employeur n'est généralement pas la plus élevée. Alors, ne signez rien avant qu'on le regarde. Nous vous dirons franchement si l'offre est juste et quelles sont vos réelles options.
Oui, mais... Un changement unilatéral important dans l'essentiel de votre emploi, de votre salaire, de vos fonctions, de votre lieu de travail peut constituer un congédiement déguisé. Cela signifie que vous pouvez considérer l'emploi comme terminé et réclamer des dommages-intérêts, même si personne ne vous a techniquement congédié.
Le fait qu'un changement précis franchisse cette ligne dépend des faits, et la façon dont vous réagissez est juridique. Ne demissionnez pas par instinct. Appelez-nous d'abord.
Ça dépend d'où vous êtes et de la façon dont elle est rédigée, et beaucoup de ces clauses sont plus faibles que ce que les employeurs veulent vous faire croire.
En Ontario, les accords de non-concurrence signés à partir du 25 octobre 2021 sont interdits pour la plupart des employés, avec des exceptions étroites pour les cadres et les ventes d'entreprises. Au Québec, une clause de non-concurrence ne tient que si elle est écrite et raisonnablement limitée dans le temps, le territoire et la portée de ce qui est réellement nécessaire pour protéger les intérêts légitimes de l'employeur, et elle ne se tient pas si l'employeur vous a congédié sans raison valable.
Les clauses de non-sollicitation et de confidentialité sont une autre histoire et peuvent encore avoir des conséquences dans les deux provinces. Faites-les examiner avant de conclure que vous êtes restreints — ou avant de conclure que vous êtes libre.
Documentez tout. Signalez le harcèlement par la politique interne de votre employeur si c'est sécuritaire de le faire. Ensuite, demandez conseil — les échéances s'écoulent que vous agissiez ou non.
Les employeurs des deux provinces sont légalement tenus de prévenir et de traiter le harcèlement en milieu de travail, psychologique et sexuel. Au Québec, vous pouvez déposer une plainte pour harcèlement psychologique auprès de la CNESST dans les deux ans suivant le dernier incident. En Ontario, des recours peuvent être disponibles en vertu de la Loi sur la santé et sécurité au travail, du Code des droits de la personne ou par le biais de procédures civiles. Ce n'est pas une situation d'« attendre et voir ».
Pas encore. Les premières offres sont habituellement basées sur des minimums légaux, habillées pour paraître définitives — et elles sont accompagnées d'une libération complète et finale qui annule toute réclamation future que vous pourriez avoir.
Nous examinons ce qui est réellement dû : préavis raisonnable, primes, avantages, pension, tout — et nous négocions. Et cette « date limite pour répondre » dans la lettre d'offre? Elle peut presque toujours être prolongée pour obtenir une vraie révision juridique, pas précipitée.
Structuration, contrats, transactions et conformité pour les fondateurs et les entreprises en croissance.
Les deux offrent une responsabilité limitée et un traitement fiscal comparable — la vraie question est où vous opérez et à quel point vous tenez à protéger votre nom à l'échelle nationale.
L'incorporation fédérale protège votre nom à travers le Canada, mais vous devrez tout de même vous enregistrer dans chaque province où vous exercez vos affaires. L'incorporation provinciale (Ontario ou Québec) est généralement plus simple et suffisante si vous opérez dans une province. Les entreprises québécoises ont aussi des obligations de langue française et de publicité — tenez cela en compte.
S'il y a plus d'un actionnaire — oui, et n'attendez pas un litige pour savoir pourquoi. Une convention d'actionnaires régit la prise de décision, les transferts d'actions, les sorties, les blocages et ce qui se passe en cas de décès ou d'invalidité.
Sans convention, vous êtes coincé avec des règles statutaires qui s'appliquent par défaut et qui ne correspondent presque jamais à ce que les actionnaires voulaient réellement. Cet écart devient coûteux, rapidement, une fois que les gens arrêtent de s'entendre.
Ententes écrites avec les clients, fournisseurs, employés et entrepreneurs — non négociables. Ajoutez des clauses de confidentialité et des conditions claires concernant le paiement, la responsabilité et la résiliation.
Vous opérez au Québec? Les contrats d'adhésion et la documentation associée doivent respecter les exigences de la langue française. Un contrat bien rédigé est la solution de prévention des conflits la moins chère que vous allez acheter.
Structurez d'abord — achat d'actions ou d'actifs — car elle détermine tout le reste : conséquences fiscales, diligence raisonnable sur les passifs, employés, baux, permis, propriété intellectuelle, ainsi que les déclarations, garanties et indemnités qui vous protègent réellement.
Au Québec, les obligations des employés suivent généralement l'entreprise lors d'une vente. En Ontario, le traitement se divise entre les transactions d'actions et d'actifs. Faites-nous participer tôt — cela protège votre prix et votre date de clôture.
Inscrivez-vous auprès du Registraire des entreprises et respectez la Charte de la langue française — noms commerciaux, signalisation, sites web, documents commerciaux, tout. Des amendements récents ont élargi ces obligations et augmenté les sanctions.
Basé en Ontario mais vendant au Québec? Vous pourrez encore être responsable. Ça vaut la peine de vérifier avant que ça ne devienne un problème.
Un accompagnement pour les particuliers et les employeurs qui naviguent les processus d'immigration fédéraux et québécois.
L'immigration est fédérale — mais le Québec organise sa propre émission d'immigration économique. Si vous vous rendez au Québec, vous avez généralement besoin d'un Certificat de sélection du Québec (CSQ) via un programme québécois, puis vous faites une demande fédérale pour la résidence permanente.
Vous partez pour l'Ontario? Des programmes fédéraux comme Entrée express ou le Programme ontarien des candidats à l'immigration (POCI) sont votre voie. Les critères, les exigences en français et les flux de traitement diffèrent beaucoup — ne supposez pas qu'un seul chemin s'applique aux deux.
Souvent, oui — si vous détenez un statut temporaire valide, comme un permis de travail. Certains candidats sont admissibles à un permis de travail ouvert pendant que leur décision de résidence permanente est en attente.
La règle qui prime sur tout : maintenir un statut valide en tout temps. Une interruption peut mettre en péril à la fois votre capacité de rester au Canada et la demande elle-même. Ne laissez pas un manque de paperasse annuler des années de processus.
La plupart des employeurs ont besoin d'une évaluation de l'impact sur le marché du travail (LMIA) démontrant qu'aucun Canadien qualifié n'est disponible — bien que plusieurs catégories exemptées d'LMIA existent, y compris certains accords internationaux et des transferts intra-entreprises.
L'embauche au Québec ajoute une étape : l'employeur a aussi besoin du consentement du Québec via le processus provincial applicable. La conformité est activement appliquée — les erreurs ici entraînent des pénalités et des interdictions d'embauche, pas seulement des retards.
Les citoyens canadiens et résidents permanents peuvent parrainer un conjoint, un conjoint de fait, des enfants à charge et — dans le cadre de programmes spécifiques — des parents et grands-parents.
Les commanditaires doivent répondre aux critères d'admissibilité et signer un engagement pour soutenir la personne parrainée. Au Québec, cette initiative relève du gouvernement du Québec et est d'une durée différente de celle du régime fédéral. La précision et l'exactitude dans l'application n'est pas une formalité — elle détermine directement le temps de traitement et le résultat.
Vous avez des options : restauration du statut, réexamen, une nouvelle demande qui traite réellement les motifs de refus, ou un contrôle judiciaire devant la Cour fédérale.
Les délais sont extrêmement serrés — 15 jours pour les décisions au Canada, 60 jours pour les décisions à l'étranger. Appelez-nous le jour où le refus tombe, pas la semaine avant la date limite.
Une voie plus rapide et confidentielle vers un règlement — pour les différends d'emploi, d'affaires et personnels.
La médiation est une négociation confidentielle et structurée avec un tiers neutre qui vous aide à parvenir à votre propre entente. Pas de juge, pas de décision imposée — vous gardez le contrôle du résultat.
C'est généralement plus rapide, moins coûteux et moins conflictuel que le litige, et cela ouvre la porte à des solutions qu'un tribunal ne peut tout simplement pas ordonner — comme des arrangements restructurés d'affaires ou d'emploi.
Ça dépend où vous plaidez. En Ontario, la médiation obligatoire s'applique à la plupart des actions civiles à Toronto, Ottawa et Windsor, et les tribunaux ailleurs s'attendent de plus en plus à une tentative de règlement quoi qu'il arrive. Au Québec, le Code de procédure civile exige que les parties envisagent des processus privés de prévention et de résolution des différends avant de se présenter devant les tribunaux.
Obligatoire ou non, la médiation est généralement la voie la plus rapide vers une résolution avec laquelle vous pouvez réellement vivre.
Oui, à quelques exceptions près. Les communications en médiation sont protégées par le privilège de règlement et, généralement, par un accord de médiation signé — elles ne peuvent généralement pas être utilisées contre vous ultérieurement devant le tribunal.
Cette protection est ce qui vous permet de parler franchement et d'explorer réellement un règlement sans compromettre votre position juridique.
Une fois que c'est enregistré dans un accord de règlement ou une transaction signée — oui, c'est exécutoire comme un contrat. Au Québec, cela peut aussi constituer une transaction au sens du Code civil du Québec.
Demandez à l'avocat de le réviser avant que vous signiez. Une entente de poignée de main n'est aussi bonne que le papier derrière.
Oui — la médiation ne remplace pas les conseils juridiques, elle fonctionne en parallèle. Un avocat vous aide à savoir exactement où vous en êtes, vous conseille ou participe au processus, et s'assure que l'entente finale vous protège réellement et tient la route sur papier.
Les parties qui se présentent informées obtiennent constamment de meilleurs résultats. N'y allez pas à l'aveugle.
Information juridique générale, et non un avis juridique. La lecture de cette page ne crée pas de relation avocat-client.
Vous avez encore des questions?
Posez-la directement — le premier contact n'entraîne aucune obligation, et vos renseignements sont protégés par le secret professionnel.